Les Collections narratives
Certains tableaux ne se comprennent vraiment qu'ensemble. Retrouvez ici les œuvres conçues par leurs auteurs comme des cycles. De véritables récits en plusieurs actes dont je vous raconte l'histoire dans chaque collection.
Explorez-les ci-dessous, et si le cœur vous en dit, collectionnez-les : tout achat groupé bénéficie d'une réduction automatique.
Diptyque des deux infinis
La mort et l'insignifiance de la vie. L'une en dessous de l'autre.
Friedrich revenait sans cesse aux mêmes horizons : la mer, la forêt, le ciel à perte de vue et surtout les minuscules figures humaines qui naviguent à travers ces gigantesques espaces. Sur ces tableaux immenses, on les distingue à peine.
Friedrich représente ici ses deux infinis préférés : l'inévitabilité de la mort et l'insignifiance de la vie. Il a peint ces 2 tableaux en même temps, pour être exposés l'un au dessus de l'autre. Ensemble, ils couvrent toutes les directions de la mélancolie romantique.
Diptyque des Cités Célestes
La Cité de Dieu et la Capitale de l'Enfer se font face.
John Martin fait ici plaisir à la nature paradoxale de l'Homme en peignant les deux extrêmes : la cité infernale et la cité divine. Inspiré par le célèbre poème épique de John Milton Le Paradis Perdu, il représente ici la création de la capitale de l'enfer Pandemonium et la paisible Cité Céleste du Paradis. Deux visions radicalement opposées de l'au-delà.
Mis côte à côte, ces deux tableaux posent une question simple d'apparence et un peu vertigineuse quand on s'y attarde : lequel des deux vous attire davantage ?
Triptyque du Jugement Dernier
Le chef d'œuvre ultime de John Martin, peintre de la fin du...
John Martin a consacré les huit dernières années de sa vie à ce triptyque. Trois toiles colossales pour représenter la fin de tout : le paradis, l'enfer et le jugement qui les sépare. C'est littéralement un testament pictural pour un artiste qui s'est efforcé pendant toute sa carrière à peindre la fin du monde.
C'est son œuvre la plus ambitieuse et, disons-le, la plus démesurée. Exactement ce qu'on attend de lui. Martin avait conçu un ordre de lecture et un ordre d'exposition précis, les trois panneaux devant être vus ensemble. L'effet voulu était celui d'une expérience apocalyptique totale. Ça vous tente ?
Le Cours de l'Empire
5 tableaux pour représenter le cycle de vie entier d'un Empire. De...
Cette série est le chef d'œuvre de la carrière de Thomas Cole. Il y raconte la naissance, l'apogée et la chute d'une civilisation dans un cycle de 5 tableaux aussi beaux qu'intéressants.
La série entière tire son nom d'un poème de 1729, de l'évêque irlandais George Berkeley, qui prédisait que l'Amérique deviendrait le prochain grand empire après l'Europe. Et vous savez ce qui arrive de manière absolument certaine à tous les empires ? Oui je crois que vous voyez.
Ce cycle est une leçon d'histoire sans manuel, une prophétie sans date et surtout un avertissement qui sonne désagréablement juste à nos oreilles d'Hommes modernes.
Le Cycle de la Mort
Toutes les versions du tableau qui a fasciné l'Europe.
Arnold Böcklin a peint 5 fois la même île. Une véritable obsession. Entre 1880 et 1886, il a revisité, affiné, éclairé puis assombri ce même paysage jusqu'à en faire l'image la plus hantée de la peinture symboliste.
Freud en avait une copie. Hitler aussi. Lénine également. Rachmaninov en a composé une suite symphonique. On ne sait pas très bien pourquoi cette île touche autant. Mais elle paraît étrangement familière non ?